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La laine de lama

Si à l’origine l’alpaga était le principal fournisseur de toison, le lama étant utilisé pour le portage, l’engrais et la viande, et sachant que sous notre soleil, il ne se mange pas, nous travaillons ses poils

Les sélections génétiques en ce sens ont rendues la toison du lama de plus en plus intéressante, gagnant en finesse et en qualité. La toison de lama présente deux types de poils, un poil de garde (5 à 20 % de la toison) servant de protection, déparlant, plus long et plus grossier et raide, et un poil de «chaleur» sorte de duvet plus court et doux.

Tonte et conservation des toisons

Tonte et conservation des toisons

 

La tonte étant une nécessité, avant de jeter vos toisons dont vous ne faites rien penser que peut être elles pourraient faire le bonheur d’une petite étoile fileuse. Et qu’il sera toujours plus valorisant pour vos toisons de finir en pelotes qu’à la décharge.

Conservation des fibres : 

Il est alors conseiller de stocker les fibres, dans un lieu sec (plutôt le grenier que la cave) dans des sacs papier ou toile, mais attention aux mites et souris.

 

Travail de la fibre de lama

Travail de la fibre de lama

 

Le tri des poils :

Il est indispensable pour obtenir une belle qualité de fibre, de bien séparer et éliminer au maximum le poil de jarre qui n’apportera au final que piquant. Cette opération de tri, fastidieuse, permet également d’éliminer les végétaux, les coupes courtes, des parties feutrées ou trop souillées.

Le lavage :

Ensuite, comme nos charmantes bestioles aiment se rouler dans la terre, un lavage s’impose, car s’il n’y a pas de suint, il y a beaucoup de poussière. Il s’agit de faire des bains successifs (en premier lieu eau chaude, cristaux de soude et vinaigre blanc, puis shampoing bébé ou gel de lavage main), toujours mettre la fibre dans l’eau, éviter les lessives laines, ne pas frotter la fibre, et surtout faire bien attention au choc thermique entre les bains. À la dernière eau de rinçage il est possible d’ajouter quelques gouttes d’huile essentielle de cèdre ou de lavande, antimite. Égoutter, essorer, et mettre à sécher sur grille dans un endroit ventilé, à l‘abri du soleil et de source de chaleur trop proche.

Le cardage :

L’étape suivante et le cardage, soit avec des cardes à main, ou cardeuse à rouleau, le but étant d’étirer et d’aligner les fibres, ce qui va redonner du volume, et finir d’éliminer les petites impuretés. Pour des fibres très longues comme le suri, notamment ou en complément du travail de la cardeuse, il peut aussi être utilisé des «combs» sorte de peignes à grands clous sur lesquels on étire les fibres, pour obtenir une qualité optimum.

Le filage :

Et là, ce n’est plus que du bonheur, il ne reste plus qu’à filer au fuseau, au rouet pour obtenir un fils doux et chaud (environ 7 fois plus chaud que le mouton).

Pour information il existe encore quelques filatures qui proposent de traiter (lavage+ cardage) des petites quantités de fibres ( + ou – 5 kgs), mais la fibre ne sera pas éjarrée, il peut être proposé également d’ajouter un petite proportion de mouton, ce qui donne un peu de «nerf» à la fibre. Pour obtenir ces quantités minimum il est possible de garder plusieurs saisons de tonte, 3 ou 4 (voir conservation des tontes plus haut).

 

 

Texte par Christine Devost
La roulotte des laines  filage artisanal en Rhône-Alpes
Filage au rouet, tissage, artisanat textile


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